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“Smile 2” : Souriez, vous êtes filmés !

Smile du réalisateur et scénariste Parker Finn, sorti en 2022, était une bonne entrée en la matière dans cet univers où un démon prend plaisir à torturer ses victimes jusqu’à leur faire perdre la tête. Si le film d’horreur était loin d’éveiller de la peur en nous, il nous livrait tout de même une réalisation soignée et des acteurs convaincants. Cette année, le réalisateur américain rempile avec Smile 2 pour nous offrir tout ce qu’il y avait de bien dans le 1 mais en mieux ! Explications. À voir sur grand écran, bien sûr.

Synopsis : À l’aube d’une nouvelle tournée mondiale, la star de la pop Skye Riley se met à vivre des événements aussi terrifiants qu’inexplicables. Submergée par la pression de la célébrité et devant un quotidien qui bascule de plus en plus dans l’horreur, Skye est forcée de se confronter à son passé obscur pour tenter de reprendre le contrôle de sa vie avant qu’il ne soit trop tard.

Copyright Paramount Home Entertainment

Plus haut, plus grand, plus fort. Cette suite est une excellente surprise (Queen Naomi Scott) en cette fin d’année déjà formidablement bien remplie en films de genre (Terrifier 3, The Substance, Heretic, etc.). Parker Finn a pris bonne note de ses erreurs passées pour se surpasser. Dans l’élan de son premier chapitre, le cinéaste délivre une mise en scène inspirée pour mieux nous surprendre et instaurer de vrais moments de terreur. S’il contient quelques jumpscares faciles, on lui pardonne volontiers rien que pour sa séquence d’ouverture ahurissante qui vous fait rentrer dans l’histoire in medias res. À plusieurs reprises, Finn parvient à nous procurer un malaise face à une imagerie marquante et ce, malgré de légers problèmes de rythme à la moitié du film. 

Cette descente aux enfers de la protagoniste Skye Riley est ce qu’on appelle communément un “slow burn”. Le récit prend son temps pour mieux nous retranscrire chaque émotion que vit le personnage. De ce fait, la répétition de certaines scènes sont de mises pour créer une atmosphère propre à cette histoire oppressante. Il est vrai que cela ne joue pas toujours en sa faveur à cause du même schéma de peur utilisé encore et encore. Sans jamais nous gâcher la fête, Finn nous sert un long-métrage généreux et trash jusqu’à sa fin plus que satisfaisante qui conclut en beauté ce deuxième volet. Mais Smile 2 a d’autres cordes à son arc… qui valent la peine d’être vécu.

Copyright Paramount Home Entertainment

C’est bien la performance sensationnelle de Naomi Scott (Aladdin, Charlie’s Angels) qui retient toute notre attention longtemps après le visionnage. Elle brille de mille feux dans ce rôle de pop star soumise aux diktats du monde de la musique et qui va se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Parker Finn insuffle à son récit un sous-texte hyper intéressant sur la charge mentale qu’incombe la célébrité. Naomi Scott donne de la voix au travers d’une bande originale pop et catchy et délivre, encore une fois, une interprétation de haute volée qui s’installe d’ors et déjà parmi les meilleures de l’année. Face à elle, on regrette que le fils de Jack Nicholson, Ray, soit sous-exploité tant le potentiel du garçon est une évidence.

Si vous hésitez encore, foncez voir Smile 2 en salles. Le film d’horreur surpasse en tout point son prédécesseur; peut-être la meilleure surprise de cette fin d’année !

One reply on ““Smile 2” : Souriez, vous êtes filmés !”

[…] L’oeuvre est parfaitement ciselée avec ses couleurs pop, son attention du détail, et l’art et la manière avec laquelle elle nous captive. Le directeur de la photographie, Eli Born, fait un excellent travail de lumière – il est notamment connu pour éclairer le cinéma d’horreur sur des films comme Le Croque-Mitaine ou Hellraiser. Mais Companion peut également remercier son casting composé de jeunes talents, nouveaux visages du genre horrifique comme Sophie Thatcher qu’on a vu cette année dans Heretic et dévoilée par la série Yellowjackets, le Scream King Jack Quaid, vu dans la série choc The Boys ou encore dans Scream 5 et dont le papa a dégouté la terre entière dans The Substance, et enfin Lukas Gage, brièvement apparu dans la série Euphoria et plus récemment dans la pépite Smile 2. […]

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