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« Aquaman et le Royaume Perdu » : James Wan patauge sans se noyer

Après un premier épisode réussi, fun et décomplexé et qui avait cartonné au box-office, James Wan a remis Jason Momoa dans le costume d’Aquaman pour un sequel pas franchement réussi mais somme toute assez divertissant.

« Aquaman et le Royaume Perdu » : le DCEU sombre aux fonds des océans…

Plus dure est la chute. Même dans l’eau. Le dernier geste du DCEU, avant la reprise en main de l’univers DC par James Gunn (ouais, le mec de Marvel qui a piloté les Gardiens de la Galaxie), est arrivé au cinéma et tout le monde s’en fout royalement. Aquaman est le roi des océans et les Surfaciens s’en tamponnent le coquillage. Le film se vautre au BO, la critique est assassine et le DCEU disparaît sans faire de vagues… Mais, aussi critiqué et mal-aimé soit-il, ce deuxième épisode (et surtout l’ultime apparition de Jason Momoa dans le costume) n’est pas la catastrophe annoncée. Certes, « Aquaman et le Royaume Perdu » est clairement moins réussi, plus bourrin, plus excessif, moins soigné (visuellement et scénaristiquement parlant) mais il est fun. On suit les retrouvailles d’Arthur et d’Orm, toujours joué par Patrick Wilson, les deux frères ennemis dans un road trip pour tenter d’arrêter Black Manta, possédé par un ancien Atlante maléfique. Les personnages sont clairement sous-développés (pauvre Nicole Kidman sous-exploirée… et Yahya Abdul-Mateen II qui fait du mieux avec ce qu’on lui donne), les rebondissements grandiloquents, l’humour potache et con-con, mais ça tient à peu près la route. Mais James Wan est en pilote automatique et sa caméra, généreuse lors du premier volet, est ici feignante. Il a un univers magnifique à explorer, à mettre en image et par certains moments, on est noyé par des mouvements de caméra qui donneraient presque le mal de mer et des effets spéciaux qui piquent un peu les yeux. Ce space opera subaquatique orchestré par Wan n’a pas la grandeur qu’il aurait dû avoir. Rien ne s’imprègne sur notre rétine comme lors du premier volet… Dommage. On espérait un peu de magie mais cela tombe à plat.

Comme dernier (pas volontairement) film du DCEU, c’est triste… et c’est du gâchis… la conclusion de cet univers si prometteur se vautre dans une dernière tentative de Marvel-isation de l’univers DC. Encore une fois, c’est raté. Et cela a fait fuir les derniers fans…

« Aquaman et le Royaume Perdu » : message écolo et pacifiste venus du fond des mers

S’il y a bien une chose à retenir de ce conte aquatique, c’est bien les messages politiques forts portés par le film de DC. Jason Momoa est un fervent avocat de la défense de la planète et il a aiguillé l’écriture de ce deuxième volet pour en faire un film écolo. Cela parle de réchauffement climatique, d’énergies fossiles et de l’urgence de s’allier tous contre pollution de la planète… C’est fait avec de gros sabots mais ce message vital doit être rabâché quoiqu’il en coûte. C’est le cas ici, où la paix entre les royaumes marins et entre la Terre et la Mer est répétée à l’envi. Il n’y aucune nuance, aucune subtilité, c’est très premier degré. Mais « Aquaman et le Royaume Perdu » ne l’est pas. Et comme il ne devrait pas y avoir de troisième film Aquaman, c’était donc le moment de faire passer des messages politiques. Sait-on jamais peut-être que quelques spectateurs feront le nécessaire pour changer leur comportement… On croise les doigts.

Au final, dans (presque) la droite lignée du premier volet, « Aquaman et le Royaume Perdu » n’est pas la catastrophe redoutée. Le film de la Warner et DC est un pur divertissement, pas trop mal fait, certes en mode pilote automatique, mais qui permet de s’échapper. Des fois, on n’en demande pas plus.

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Par stephaneserieseater

Sériephile et cinéphile. Fier d'être avec Mélanie les parents de The Spectators où on retrouve notre amour des blogs et du partage en tout simplicité de nos humbles avis. J'adore écrire et passer du temps à remplir les colonnes du site. Pour mon plaisir et pour le vôtre.

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