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« True Detective: Night Country » : thérapie par le froid !

La saison de « True Detective: Night Country » vient de se conclure à la perfection et The Spectators revient sur cette saison 4 réussie.

La saison 4 de « True Detective » vient de se conclure et cette nouvelle enquête chapeautée par la showrunneuse Issa Lopez est pas loin d’être la meilleure du lot. The Spectators vous dit sur ce « Night Country » qui va vous fasciner, vous faire frissonner et vous charmer.

« True Detective: Night Country » saison 4 sur le Pass Warner : Jodie Foster et Kali Reis dans le grand froid !

« Winter is coming » s’appliquerait presque à cette saison 4 de « True Detective: Night Country« , qui passe en mode nuit 24h sur 24 et plonge la petite ville fictive d’Ennis, perdu tout au Nord de l’Alaska, dans la nuit. C’est là, au coeur de ce paysage froid, désert, glacé, prompt à créer des cauchemars qu’un vrai se matérialise. Tout une équipe masculine de chercheurs meurt dans d’étranges circonstances et voilà que Danvers et Navarro, deux policières à la relation compliquée enquêtent. Issa Lopez remplace Nic Pizzolatto (bien relou et problématique et qui a le seum) à la tête de la série et offre un retour en grâce de la série de HBO (dispo en France sur le Pass Warner présent sur Prime Video). Ces 6 épisodes de « True Detective: Night Country« , magistralement portés par Jodie Foster et Kali Reis, magnifique révélation, sont fascinants, complexes et abordent frontalement, avec délicatesse et force, un sujet qui n’en finit plus de s’inviter sur les écrans : les meurtres et disparitions des femmes autochtones. Pour rappel, on vous invite à voir « Alaska Daily » avec Hilary Swank.

Issa Lopez a donc tout compris à la série « True Detective« , elle en reprend les codes sans les parodier, lui donne un coup de modernité très appréciable, s’autorise à faire des références à la saison 1, à créer un véritable univers (même si c’est anecdotique in fine) et signe surtout une œuvre libre, intense, forte, engagée et poétique, n’en déplaise à Pizzolatto (qui a le seum de voir la série cartonner sans lui). Le duo de flics de Lopez est splendide, il fonctionne à merveille, grâce à une écriture précise, maligne et qui ne s’excuse pas d’être féminine/féministe et les voir se débattre avec leurs démons et leur enquête a quelque chose de cathartique. La thérapie par le froid (du cercle polaire) appliquée par Issa Lopez tout au long de la saison permet à ses femmes de se (re)trouver et de soulager leurs douleurs de manière durable. C’est beau. Très beau même.

« True Detective: Night Country » : folklore et fantômes

Comme la première saison, cette saison 4 reprend son exploration du folklore, ici celui des tribus de l’Alaska, de leur culture et s’en sert pour réveiller les fantômes… ceux de l’Amérique, qui maltraite les populations autochtones et spécialement les femmes, par le prisme de la violence capitaliste et surtout, ceux, intimes, de ses personnages. Le personnage d’Evangeline Navarro, jouée par la boxeuse autochtone Kali Reis (impressionnante de bout en bout de la saison), est à la recherche de son passé, de sa culture, de son nom Iñupiat, de sa place dans un monde (trop) violent. Kali Reis est l’âme de cette saison 4, volant la vedette à Jodie Foster, qui pourtant ne démérite pas avec ce rôle de Liz Danvers, femme blessée et perdue, hantée par le fantôme de son enfant perdu.

Mais des fois, même s’ils nous hantent, les fantômes ne nous veulent pas que du mal. « True Detective: Night Country » nous le rappelle et cette réflexion se gagne au terme d’une saison réussie. L’épisode final risque de diviser les fans mais ça, c’est un autre débat, celui de l’appréciation personnelle, de la satisfaction de la résolution de l’enquête… Bref, comme on dit, c’est surtout le voyage qui compte plutôt que la destination. Pour nous, cet épisode 6, ce season finale, est tout simplement parfait, concluant les deux intrigues policières de manière plus que satisfaisante, c’est surprenant et inattendu, et offre à ces personnages de derniers beaux moments. Et cette fin, belle et poétique, risque bien de nous hanter quelque temps. On vous l’a dit, tous les fantômes ne vous veulent pas que du mal.

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Par stephaneserieseater

Sériephile et cinéphile. Fier d'être avec Mélanie les parents de The Spectators où on retrouve notre amour des blogs et du partage en tout simplicité de nos humbles avis. J'adore écrire et passer du temps à remplir les colonnes du site. Pour mon plaisir et pour le vôtre.

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