La cuisine de notre restaurant préféré de Chicago, « The Bear », vont bientôt rouvrir ! Disney+ met en ligne la saison 2 de la série ce mercredi 16 août et il va falloir se précipiter pour savourer cette nouvelle fournée d’épisodes exceptionnels.
« The Bear » sur Disney+ : un retour aux fourneaux magistral
La saison 1 de « The Bear » nous avait plongé en apnée dans le feu de l’action, caméra nerveuse, tourbillonnante, au plus près de ces chefs en perdition, qui avaient du mal à digérer la perte de leur Chef et se faire à l’arrivée de Carmy, son jeune frère, chef étoilé avec des ambitions culinaires pour ce lieu qui lui tient à coeur. La saison 2 change de tempo pour livrer un compte à rebours intense avec des respirations bienvenues alors que le restaurant se transforme pour rouvrir sous une nouvelle enseigne, avec une équipe en osmose et une volonté de proposer des plats toujours plus succulents. Le créateur du show, Christopher Storer, prend un beau contre-pied à sa saison 1 et nous offre une deuxième fournée savoureuse. En prenant le temps d’explorer les relations entre ses personnages alors que les travaux accumulent les emmerdes, il concocte une délicieuse saison 2.
L’arrière-cuisine du resto, passée de « The Beef » (à ne pas confondre avec la série du même nom) à « The Bear », se métamorphose, non sans douleur, et représente toujours le chaos mental de chacun de ses personnages. Le parallèle est subtil, délicat et terriblement émouvant. Carmy, bloqué dans la chambre froide car la poignée n’a pas été réparée, souci passé toujours au 3e plan), lors d’un épisode synthétise à lui tout seul cet état de fait. Tina, Carmy (impressionnant Jeremy Allen White), Sydney, Ebra, Marcus, Richie… sont toujours en galère mais parviennent à trouver un peu de répit dans ce renouveau. Les épisodes 4 et 7 sont à cet égard de véritables moments de grâce. Marcus et Richie sont au coeur d’une révolution de leurs âmes et c’est fait avec intelligence et une émotion désarmantes qui touchent au sublime. « The Bear » prend le temps de cuisiner ses personnages, en cuisson lente, les laisse mariner pour en extraire la substantifique moelle.
« The Bear » : des guests à foison, du talent et un épisode 6 dingue
Cette saison 2 de « The Bear » aligne donc les superlatifs et il n’y aura jamais assez de mots pour décrire l’expérience que sont ces 10 épisodes. Christopher Storer et son équipe ne se refusent rien, se font plaisir et nous offrent aussi un casting de folie. L’équipe de chefs s’agrandit avec l’arrivée de Chef Luca et Chef Terry, respectivement joués par Will Poulter et Olivia Colman. Les deux personnages sont cruciaux et permettent à la cuisine de devenir une psychothérapie salvatrice. Le geste le plus simple, répété jusqu’à la perfection, comme éplucher un champignon, devient une activité nécessaire pour la paix intérieure. C’est beau. Cela donne clairement envie de passer son temps aux fourneaux face à soi-même.
La série proposera lors de cette saison 2 un classique de la télévision américaine : un épisode sur un repas familial. C’est l’occasion d’exposer les sentiments, les rancoeurs, les douleurs. Et celui de l’épisode 6, « Fishes », qui nous plonge dans le chaos de la famille Berzatto, explicite enfin tous les traumas de la fratrie. On y rencontre (enfin) la mère Berzatto, les oncles (les vrais et ceux qui s’octroient le titre), les pièces rapportées, les cousins (les vrais et ceux qui s’octroient le titre), lors d’un dîner de Noël mémorable. Genre de celui qui laisse des séquelles. Cela jette un oeil neuf sur les actes de Carmy et de sa soeur, de Mickey et de Richie et Uncle Cicero. C’est du grand art. Y a tellement de talents à l’écran que cela donne le tournis (on ne vous dit rien sur ce casting pour vous laisser la surprise). Et c’est là dans la folie de cet épisode, noyau dur d’une grande saison, qu’on reconnaît que « The Bear » est clairement l’une des plus grandes séries de ces dernières années. Intransigeante, intelligente, belle, dure, intense, fracassante, émouvante, sublime, « The Bear » est tout ça et bien plus. On n’écrit pas sur « The Bear », il faut la vivre, savourer l’expérience télévisuelle que c’est. Donc jetez-vous dessus. Mais attention, faites le le ventre plein car elle donne faim.
