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« Bridgerton », saison 4 (partie 1) : romance masquée sous le signe de Cendrillon

Bal masqué, tension amoureuse et perte d’éclat pour Lady Whistledown : que vaut vraiment cette saison 4, partie 1 de la série culte de Netflix ? The Spectators vous dit sur les nouveaux épisodes de « Bridgerton » !

« Bridgerton » saison 4 sur Netflix : ça s’aime, ça s’agace, ça se complique…

Cette première partie de la saison 4 de « Bridgerton » nous plonge dans l’histoire tant attendue de Benedict Bridgerton (interprété par Luke Thompson), notre tombeur bohème au cœur flou et au sourire charmeur. Il fait cette saison la rencontre de Sophie Baek, jouée par Yerin Ha, une jeune femme vive et observatrice… qui n’est autre qu’une femme de chambre. L’actrice incarne son personnage avec justesse.

Il y a clairement une bonne alchimie entre les deux acteurs, mais pas comparable à celle de Kate et Anthony dans la saison 2. Certaines scènes s’étirent un peu, avec des silences ou des gros plans qui semblent combler un vide plus qu’ajouter de la tension. On sent clairement la tension entre Benedict et Sophie. Il y a des regards, des hésitations, une envie… Mais parfois, ça devient un peu drainant. On a envie que ça avance. L’intention est là, mais ça tourne un peu en rond.

On est propulsé dès le premier épisode dans une vibe Cendrillon, version « Bridgerton » : bal masqué, jeune femme mystérieuse, un gant de soie argenté… Tout est là pour nous faire rêver, jusqu’à ce que la réalité vienne rapidement nous redescendre de notre petit nuage.

Depuis que Penelope a révélé son identité, Lady Whistledown a perdu ce qui faisait sa force : le mystère, la liberté, l’impunité. Avant, elle avait l’audace et la puissance d’écrire ce qu’elle voulait, sans filtre. Maintenant qu’on sait qui elle est, elle a perdu son “armure”. Il y a plus de pression, plus d’attentes, plus de prudence. Le ton s’est adouci, les ragots sont là, mais sans vraie prise de risque. Résultat : c’est moins croustillant, on reste un peu sur sa faim.

Et impossible de ne pas mentionner Katie Leung (oui, vous l’avez vue dans ‘Harry Potter’, elle jouait Cho Chang) glaçante dans le rôle de la belle-mère cruelle. Froide, jalouse, autoritaire. Un personnage parfois à la limite de la caricature, mais qui fonctionne.

Petit changement de perspective cette saison : certaines scènes adoptent le point de vue du personnel de maison, notamment celui des femmes de chambre et des serviteurs. Un regard en coulisses qui ajoute une touche sociale à l’univers Bridgerton, sans en faire trop.

« Bridgerton » sur Netflix : Visuellement impeccable, musicalement stylé

Le bal masqué chez les Bridgerton est sans doute l’un des moments les plus visuellement marquants. Mention spéciale aux costumes d’Eloise en Jeanne d’Arc et de Violet en Titania, reine des fées; des choix forts qui se démarquent immédiatement. À l’inverse, Benedict, Colin et Penelope optent pour des tenues plus sages, presque trop. Mais globalement, l’univers visuel reste une réussite.

Côté bande-son, rien à redire. Le Vitamin String Quartet signe son retour avec ces reprises pop en version classique qui apportent ce petit twist émotionnel qu’on attend désormais à chaque saison. Mention spéciale à “All I Wanted” de Paramore, mais aussi aux morceaux de Coldplay, Olivia Rodrigo, ou encore Usher & Pitbull, tous bien adaptés. Une bande-son cohérente, bien pensée et toujours aussi agréable à écouter.

« Bridgerton » saison 4 partie 2 : Et maintenant, on attend quoi ?

En bref, cette première partie de saison a du charme : un bon fond de romance, une bonne dose de drama, quelques ajouts intéressants (le personnel, la nouvelle règle du jeu à la cour)…

Mais aussi des lenteurs et une touche de magie en moins, notamment du côté de Whistledown.

Et malgré tout ça ? On reste accros ! Honnêtement, on attend les épisodes de cette partie 2 de saison 4 avec impatience : vivement le 26 février !

Parce qu’on a besoin de savoir si ce gant va retrouver sa propriétaire (c’est simple, Benedict, ouvre les yeux bon sang)…et surtout, si notre cher artiste va enfin sortir de sa boucle de séduction flottante.

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