Difficile d’être passé à côté du phénomène « Heated Rivalry » qui a fait chauffer les réseaux sociaux fin 2025. Alors que la température retombe outre-Atlantique, la série canadienne, adaptée d’un best-seller, débarque en France ! The Spectators vous dit tout !
« Heated Rivalry » saison 1 sur HBO Max : Je t’aime moi non plus.
Le mercure grimpe sur la patinoire. Après avoir conquis le Canada et enflammé les réseaux sociaux, la saison 1 de « Heated Rivalry« , l’adaptation de la saga littéraire de Rachel Reid, débarque enfin en France, ce 6 février, sur HBO Max. Si vous pensiez que le hockey n’était qu’une affaire de palets et de dents cassées, préparez-vous à une sérieuse remise en question. Enfin, y a quand même qui se rentrent dedans histoire de ne pas être trop perdu !
Soyons directs : la série est hot, voire même elle pue le cul (excuse my French). Bien plus que ce que l’on pouvait imaginer pour une production de ce genre, et c’est une excellente surprise. Loin de s’édulcorer pour le petit écran, « Heated Rivalry » assume son intensité charnelle sans jamais sacrifier la tendresse. Entre Shane Hollander et Ilya Rozanov, ce n’est pas seulement une rivalité sportive, c’est un jeu du chat et de la souris où le désir se mêle constamment à l’adrénaline du sport de haut niveau. Et le spectateur, hétéro ou queer, se laisse clairement prendre au jeu. Les bouffées de chaleur sont là, le sexe émoustille et le « relationship porn » (notre amour de voir des relations amoureuses excitantes et presque saines) fait le reste. Et que cela soit entre Shane et Ilya, ou Scott et Kip. On est servi lors de ces 6 petits épisodes de cette saison 1.
Portée par Hudson Williams et Connor Storrie, épaulés par François Arnaud, Robbie G.K., Christina Chang, Sophie Nélisse et Dylan Walsh, la série de Jacob Tierney parle autant de rivalité que de la difficulté d’assumer un amour qui pourrait ruiner des carrières et elle pose aussi les bonnes questions sociétales sur l’amour queer et la tabou de l’homosexualité dans le sport et joue à balle sur la fibre sentimentale. Et, nous simples spectators, nous sommes là à courir la chercher et la ramener cette balle métaphorique. Pire, on en redemande. En très peu de scènes, cette relation complexe, ambiguë, sexy et intense finit par faire fondre nos coeurs (de glace de hockey).

« Heated Rivalry » saison 1 : entre militantisme et patins (à glace)
Sous les projecteurs des stades, la série déploie une narration queer et militante nécessaire. Elle explore avec une justesse désarmante la peur d’être démasqué, ce tabou de l’homosexualité dans le sport (qui garde encore nombre de joueurs dans le placard) et la tension constante de vivre une passion interdite dans l’œil du cyclone médiatique. Le récit nous plonge également dans la pression étouffante des vestiaires, offrant une critique acerbe d’un sport encore profondément ancré dans des codes machistes. Et le hockey n’est clairement pas le seul, hein. (coucou le Super Bowl, on te regarde ! Ou même le football mondial…)
Le contraste est saisissant car les rares séquences de matchs enfiévrés, filmés avec une énergie folle, alternent avec de nombreuses séquences intimes d’une grande vulnérabilité. On y découvre des athlètes qui, derrière leur armure de hockeyeurs, luttent avant tout pour leur droit à l’authenticité. Et à vivre pleinement leurs amours passionnées.

« Heated Rivalry » saison 2 : où et quand ? On sera au rendez-vous
Au final, ce défi casse-gueule qu’est cette adaptation se révèle un pari réussi : non seulement on s’attache viscéralement à ce duo, Shane et Ilya FOREVER, mais on se surprend surtout à vouloir enfiler des patins ou, du moins, à suivre de plus près les prochaines compétitions de NHL (ou même à encourager l’équipe du Canada lors des Jeux Olympiques d’Hiver de Milan 2026). Bref, « Heated Rivalry » est une œuvre cute, intense et politique qui s’impose déjà comme un incontournable du catalogue MM et même au-delà. D’ailleurs, il serait dommage de la réduire à la romance MM, c’est juste de l’AMOUR.
On ressort de cette première saison avec une seule envie : retrouver nos deux rivaux préférés pour une saison 2 qui s’annonce déjà glaciale en température, mais bouillante en émotions. Cette série de la petite chaîne canadienne Crave est une belle claque émotionnelle qu’il ne faut pas rater. Que vous soyez fan de sport ou de romances complexes, laissez-vous glisser sur cette glace-là sans hésiter.
