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« Anaconda » de Tom Gormican : virage méta pour le vilain serpent

« Anaconda » revient au cinéma avec des acteurs comiques pour une comédie qui exploite trop peu son serpent.

Paul Rudd et Jack Black, Thandiwe Newton et Steve Zahn, tu m’étonnes que l’Anaconda, qui a failli bouffer J-Lo et Ice Cube, a les chocottes : il ne fait pas le poids face à ces poids lourds de la comédie US. Ou pas. The Spectators débriefe le nouveau film de la franchise « Anaconda ».

Oui, « Anaconda » est bien une (mauvaise) franchise !

Il y a eu le péché originel : « Anaconda » de 1997 avec Jenny from the block, Ice Cube qui fondait comme neige sous le soleil d’Amazonie et l’horrible MAGA Jon Voight. Culte. Ou presque. Mais suffisamment culte pour avoir de suites que personne n’a vu jusqu’à « Anaconda : Cursed Jungle« , film d’action-aventure américano-chinois sorti en 2024. Puis là, Sony s’est dit que ça serait bien de faire un truc différent, histoire de sortir la franchise du néant dans lequel elle était tombée. Nous voilà donc avec « Anaconda » version 2025. Et évidemment, il y a un twist. Ici, on est dans le monde réel, celui qui a vu le film avec Jennifer Lopez et Ice Cube et Eric Stoltz et Jon Voight, les 4 personnages principaux sont des fans, ils sont aussi des cinéastes amateurs et veulent donc faire revivre la franchise. La crise de la quarantaine voire cinquantaine aidant, en plus de vies bien pourries, les voilà qui s’embarquent pour l’Amazonie pour s’amuser pour tourner un film amateur (et parce qu’ils pensent avoir les droits de la franchise).

Ce 7e volet de la saga est donc un grand tournant méta et les références, les caméos et tout le bordel sont légion. C’est ce qui fait d’ailleurs le charme désuet de cette comédie, qui oui, est bien une comédie. Avec au casting Paul Rudd et Jack Black pouvait-on s’attendre à autre chose ? Pas vraiment. Mais qu’importe, le but est de s’amuser avec les gros serpents mythologiques du cinéma, non ? Ben ouais. Mais non. Parce que ce que rate bien « Anaconda » c’est ça, s’amuser avec le serpent. La faute à des CGI dégueulasses (qui vont vraiment mal vieillir) et des jump scares très/trop faciles. Et trop peu de moments de tension avec cet anaconda qui nous a fait revenir dans les salles obscures…

« Anaconda » en 2025 : serpent un jour, serpent toujours

Si le film se plante dans l’aventure rocambolesque de ce tournage entre potes en Amazonie et le survival face à un serpent gigantesque, c’est donc parce que le film est surtout une comédie (et même pas une parodie). Mais là aussi, Tom Gormican se plante car les 3/4 de ses vannes sont forcées, ne font pas rire et peinent même à décrocher un sourire. Et pourtant, il avait du beau monde à faire jouer. Son casting se donne à fond et y croit, plus que nous à l’évidence, mais ce n’est pas suffisant. On ne peut s’empêcher de trouver le temps un chouïa long alors que le film ne dure que 1h35…

Ouf… le côté méta sauve l’entreprise de la faillite totale (et peut-être Sony aussi). Jack Black et Paul Rudd, Thandiwe Newton et Steve Zahn nous font passer malgré tout un moment agréable, avec quelques scènes assez gratinées et on finit malgré tout moins déçu d’un visionnage qu’on voulait plus sanguinolent mais qui nous donne envie de faire des câlins à ses potes d’enfance. Et des fois, il n’en faut pas plus.

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Par stephaneserieseater

Sériephile et cinéphile. Fier d'être avec Mélanie les parents de The Spectators où on retrouve notre amour des blogs et du partage en tout simplicité de nos humbles avis. J'adore écrire et passer du temps à remplir les colonnes du site. Pour mon plaisir et pour le vôtre.

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