Dua Lipa, Henry Cavill, John Cena et Sam Rockwell et Bryce Dallas Howard dans un film d’espionnage réalisé par le mec fou de « Kingsman », cela promettait mais au final, ce nouveau long-métrage de Matthew Vaughn est une arnaque (et pas un film d’arnaque)…
« Argylle » : foirage complet.
Avec une caméra fatiguée et fainéante, Matthew Vaughn essaie de nous embarquer dans sa nouvelle comédie d’espionnage débridée. Mais rien n’y fait. Les 2h19 de cette production poussive et ratée passent lentement, très lentement… Exit la folie furieuse et jubilatoire de « Kingsman » et ses suites et films dérivés. Ici, Vaughn, sur un scénario stupide de Jason Fuchs, essaie de dynamiter l’espionnage au travers des péripéties d’une auteure à succès de roman d’espionnage qui se retrouve pourchassée par des espions et des organisations secrètes aux quatre coins du globe car ils ont tous besoin d’elle et son intelligence géo-politique… Bref, le pitch de cette comédie avait tout pour plaire. Mais voilà, le réalisateur nous avait vendu un film avec Dua Lipa, John Cena et Henry Cavill, un trio au summum de la sexyness alors qu’on se retrouve à suivre les péripéties ennuyeuses et prévisibles (et ridicules… la scène avec les fumées… #facepalm) de Sam Rockwell, l’espion moins glorieux qu’un James Bond et Bryce Dallas Howard, une écrivaine à succès qui kiffe trop son chat pour que ça soit honnête. Après 20 minutes qui bougent et jouent avec nos nerfs, « Argylle » s’enlise, se concentre sur son duo d’acteurs Rockwell/Howard auquel on peine à croire. Même Matthew Vaughn ne semble pas y croire, usant de tous ses tics de réalisation, montant ça à la truelle, sur des fonds verts bien dégueulasses et avec une musique omniprésente et bruyante.
Il n’y a rien à sauver de ce « Argylle » que Matthew Vaughn veut rattacher à ses films Kingsman pour créer un univers partagé. Rien ne fait sens, tout est confus, tout est emmerdant. Pourquoi nous faire ça ? Bonne question… on donne notre langue au chat Alfie, celui du film… qui a l’air lui aussi de subir cette comédie pas drôle (la salle de cinéma a été silencieuse tout du long… sauf sur la blague sur Dahmer (merci Netflix) !).
« Argylle » : déceptif et déception…
Le film aurait été mieux s’il s’était concentré sur le trio Dua Lipa (ce fait de la peine la voir ainsi sous-utilisée), John Cena et Henry Cavill. Mais « Argylle » est une oeuvre déceptive où pourtant tout les acteurs et actrices ont l’air de bien s’amuser… Elle promettait beaucoup et nous a surpris en offrant tout autre chose. Cela aurait pu être malin s’il y avait eu un minimum de réflexion, d’audace ou d’auto-dérision. Mais non. « Argylle » est tout simplement une déception magistrale dont les cliffhangers et la scène mi-générique ne sauvent aucune notre intérêt et ne nous donnent pas envie de revenir pour se taper encore plus de 2h de la nepo baby Bryce Dallas Howard qui joue une expression et demie tout au long du film. In fine, vous pouvez clairement passer votre chemin et vous épargner cette catastrophe.
