Jocelyn est sûrement une « World Class Sinner » mais c’est surtout une jeune femme en perdition, qui s’enfonce dans une spirale infernale destructrice et bizarrement, ce 2e épisode de « The Idol » est largement plus réussi que le premier.
« The Idol » s01e02 : de chair et de prédation !
On s’attendait au pire mais ce deuxième épisode de la nouvelle série de Sam Levinson redresse un peu la barre. Après un premier épisode proche de la catastrophe industrielle où The Weeknd frisait le ridicule, la série arrive à surprendre. En bien ! Les 30 premières minutes de l’épisode 2 de « The Idol » expose les traumas, les faiblesses et les doutes de son héroïne, une Lily-Rose Depp toujours filmée au plus près, pour livrer un portrait dur d’une jeune femme en perdition. Certes tous les clichés du monde sont là mais sa détresse psychologique (et physique après des heures d’un tournage de clip), réhaussée par les horreurs dites et faites par son entourage, fascine et touche. On commence à ressentir quelque chose pour cette popstar qui explose en plein vol. C’est fait avec violence et une cruauté malsaine. L’industrie musicale en prend pour son grade. Encore. Avec avec zéro subtilité et gravitas.
De cette première moitié d’épisode 2, on retiendra aussi ces personnages secondaires, dont celui de Dyanne (jouée par Jennie de Blackpink), qui se révèle être une rabatteuse et celui joué par Troye Sivan, fidèle ami, coincé dans une non-carrière, qui prennent la lumière en quelques lignes de dialogues et sont bien plus fascinants que ce duo Jocelyn/Tedros. D’ailleurs, l’épisode perd son amélioration à l’apparition nocturne du personnage joué par The Weeknd. Sans subtilité aucune, avec une caméra qui filme la chair de Depp sans talent, Tedros y plante ses crocs. Il est le prédateur. Elle est la proie blessée. Les clichés sur la prédation, sur l’emprise s’accumulent et font retomber le soufflé après un bon début d’épisode. Mais au moins, on ne frôle plus le risible (ou presque).
« The Idol » s01e02 : problème de famille/famille à problèmes !
La dichotomie des épisodes de « The Idol » risque bien d’être lassante si ils sont toujours aussi inégaux. Les moitiés consacrées à Jocelyn où Lily-Rose Depp fascine par un jeu plus subtil sont plombées par celles où Tedros Tedros (non, ce n’est pas une faute de frappe, il s’appelle bien comme ça le perso de The Weeknd). Ici, Depp se révèle monolithique. D’ailleurs son visage y est moins filmé que son corps. Le male gaze de Levinson s’exprime à 100% alors qu’il transforme son actrice en sex doll et rend le visionnage de ce softcore porn, avec un The Weeknd qui déblatère des cochonneries peu bandantes, presque douloureux.
Heureusement, la fin de l’épisode, où Tedros, ses acolytes qu’il manage, Jocelyn et Leia, éveille notre intérêt. Alors que Chloe chante « That’s my family, we don’t like each other very much« , Jocelyn sourit, le premier, véritable, depuis ce qu’on pense être un moment. Elle s’est trouvée une famille. Elle qui avait des problèmes de famille vient de s’en trouver une qui va lui causer des soucis. Le regard de Tedros à Leia nous promet de sacrés épisodes à venir, la bataille pour Jocelyn ne fait que commencer. Car oui, contrairement à ce qu’on craignait après le premier épisode, on sera là pour le prochain épisode de « The Idol« .
